Conservateurs

Les Conservateurs du Muséum Requien de 1840 à aujourd'hui.

  • 1840-1851 : Requien (Esprit)
  • 1851-1866 : Palun (Maurice)
  • 1866-1873 : Fabre (Jean-Henri)
  • 1873-1898 : Chatelet (Jean-Marie)
  • 1898-1907 : Chatelet (Casimir)
  • 1907 : suppression du poste de conservateur
  • 1944 : rétablissement du poste de conservateur
  • 1944-1970 : Germand (Léon)
  • 1970-1978 : Ledoux (Jean-Claude)
  • 1978-1991 : Granier (Jacky)
  • 1992-....... : Crégut-Bonnoure (Evelyne)

 

Quelques Conservateurs du Museum Requien

Léon Germand
Conservateur du Muséum Requien de 1944 à 1970.
Léon Germand est né à Avignon en 1902, il y décédera en 1995. Très jeune il s'intéresse à la géologie, la botanique et à l’entomologie.
Dans le cadre de son service militaire qu'il effectue à Alger, il a l'opportunité de suivre des cours universitaires de géologie.
Il entre en 1925 au Musée Calvet en qualité d'aide-bibliothécaire. Sa curiosité et son savoir lui valent de s'occuper des collections du Muséum Requien, alors entreposées dans les réserves du Musée Calvet. Il restaure, aménage et protège ces précieux documents qui permettront la renaissance du Musée d'Histoire naturelle.
L'achat en 1940 de l'Hôtel Raphélis-de-Soissan par la Fondation Calvet, lui permettent trois ans plus tard d'installer les collections d'Histoire naturelle dans ce nouveau local. Le poste de conservateur, supprimé par la municipalité en 1907, est rétabli à son profit en 1944. Fait unique pour les Musées de l'époque, il créée immédiatement un service pédagogique avec bibliothèque de travail, collections d'études, microscopes et sorties sur le terrain. Les expositions temporaires qu'il organise sont remarquables de nouveauté : de véritables dioramas sont régulièrement installés. A sa retraite, il demeure actif et participe aux activités scientifiques du Muséum Requien. Il collabore à la réalisation de la première exposition botanique de l'établissement.
En 1929, avec quelques amis, Léon Germand fonde la « Société d'Etude des Sciences naturelles de Vaucluse » dont le siège social est au Muséum Requien . Auteur d'une vingtaine de publications scientifiques, il fut l'un des pionniers de l'étude des castors de la région vauclusienne. Son herbier ainsi que ses collections paléontologiques sont conservés au Muséum Requien qui en 1996 lui a rendu un hommage au travers de l'exposition temporaire «Le Rhône, la Barthelasse et la Motte» et d'un numéro du Bulletin de la Société d'Etude des Sciences naturelles de Vaucluse.

 

Jacky Granier
Conservateur du Muséum Requien de 1978 à 1991.
Né en 1930 au Grau-du-Roi (Gard), Jacky Granier est, dès son plus jeune âge, un familier du Muséum Requien. Il suit les séances pédagogiques organisées par Léon Germand. Autodidacte, ses connaissances couvrent l'ensemble du monde des Sciences naturelles et de l'Archéologie. Ses compétences lui valent de recevoir le prix de Faucher et d'être promu au grade d'Officier des Palmes Académiques.
Correspondant de la Direction des Antiquités, il est nommé assistant (1973), puis conservateur du Muséum Requien (1978). Il est l'auteur de 146 publications scientifiques sur la malacologie, l'ichtyologie, la paléontologie, la préhistoire, l'époque romaine et l'Antiquité tardive. En 1966, il décrit un nouvel Echinide du Pliocène : Pentacrinus penezi, dont le type est conservé au Muséum Requien. Ses catalogues sur les «Mollusques marins et saumâtres» et les «Poissons du Sud-Est de la France» sont des références. Disparu en 1991, il laisse de nombreux travaux non publiés que la Société d'Etude des Sciences naturelles de Vaucluse a pris en charge. Un catalogue des «Sélaciens du Sud-Est de la France» est en cours de publication. Jacky Granier était aussi un excellent dessinateur ce qui lui valut entre autres d'illustrer «L'armorial des communes de Vaucluse».
Le Muséum Requien lui est redevable de la réouverture officielle des salles publiques d'exposition (1980) et de la création des premières expositions permanentes : «Géologie vauclusienne», «Flore et faune vauclusienne». Il est le premier conservateur à avoir fait connaitre l'importance scientifique des collections et de la bibliothèque du Muséum Requien.
A sa mort, ses collections malacologiques et paléontologiques ont été donnés par sa famille à la Fondation Calvet pour être conservées au Muséum Requien.


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