Tourisme et protection
: 06/27/2008
Une planète en sursis ?
Ce n’est pas un secret, c’est une réalité : la richesse biologique de notre planète s’amenuise irréversiblement. L’exposition permanente du Musée Requien qui s’organise autour de l’évolution de la vie, est un premier regard sur la fragilité des milieux ambiants et des espèces qui n’ont cessé de se transformer, de s’adapter et de disparaître au rythme des événements géologiques et des modifications climatiques.
Fragilité de la Vie qui depuis quelques 10.000 ans est mise à mal par les activités humaines. Transformation des milieux par l’agriculture et l’élevage, lutte envers les grands prédateurs, transformation des espèces au travers de la domestication, urbanisation qui grignote irréversiblement les milieux naturels, déforestation, surexploitation des ressources naturelles, pollution de l’air, de l’eau, du sol, émission de gaz à effet de serres et réchauffement climatique !
Une véritable bombe à retardement. Face à ces dangers, une politique de protection a vu le jour tant au niveau mondial qu’au niveau national. De nombreuses actions sont entreprises pour préserver notre patrimoine biologique qui est en grand danger.
Tourisme et protection
Depuis 1993, le service des Douanes dépose régulièrement au Muséum Requien des saisis de « souvenirs » rapportés par des touristes, qui ne sont pas moins que des spécimens d’espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction. Leur commerce est soumis à une réglementation particulièrement stricte afin de ne pas mettre davantage leur survie en danger.
En effet, l’importation d’animaux vivants ou morts participe à la disparition des espèces et encourage le pillage des ressources naturelles. Les touristes qui achètent de l’ivoire, des oeufs, des peaux, des carapaces, des spécimens naturalisés, des coquillages etc. sont, sans le vouloir, « les complices d’un commerce frauduleux, dangereux pour la nature ».
La protection des espèces en danger est assurée par les fonctionnaires des Douanes qui saisissent chaque année des milliers de pièces et d’animaux. Le ministère de l’écologie et du développement durable fait état pour 2004 de la saisie de « 585 animaux vivants, 35 animaux naturalisés, 412 pièces d’ivoire brut ou travaillé représentant 309 kg, 1895 coquillages et oraux et 2937 autres spécimens, dont 120 kg de caviar ».
